Histoire
Caribert Ier
Roi de Paris · fils de Clotaire Ier · 561 → 567 apr. J.-C.
- Peuple / Dynastie
- Francs · Mérovingiens
- Titre
- Roi de Paris
- Période
- 561 → 567
- Faits marquants
- Partage du royaume mérovingien · Roi de Paris et d’Aquitaine · Excommunié par l’Église
Origine et accession au trône
Caribert est né au début du VIᵉ siècle, fils de Clotaire Ier et d’Ingonde. À la mort de Clotaire en 561, le royaume franc est partagé entre ses quatre fils : Caribert, Gontran, Sigebert Ier et Chilpéric Ier. Caribert reçoit la Neustrie occidentale avec Paris comme capitale, mais aussi une grande partie de l’Aquitaine (Tours, Poitiers, Bordeaux, Toulouse).
Règne et gouvernement
Son autorité est affaiblie par les partages successoraux, chacun de ses frères cherchant à agrandir sa part. Caribert règne surtout sur le centre et l’ouest de la Gaule. Son prestige est renforcé par le contrôle de Paris, ville symbole du pouvoir mérovingien, mais amoindri par ses choix personnels et ses conflits avec l’Église.
Relations avec l’Église
Contrairement à ses frères, Caribert entretient des relations difficiles avec le clergé. Ses multiples mariages et liaisons avec des femmes de condition modeste (notamment Merofleda, fille d’un berger, et Marcovefa, une fileuse de laine) provoquent un scandale. L’archevêque saint Germain de Paris l’excommunie, sanction rarissime pour un roi mérovingien.
Mort et succession
Caribert meurt en 567, probablement à Paris. Il laisse plusieurs filles mais pas d’héritier mâle légitime. Son royaume est partagé entre ses trois frères survivants. Sa veuve, Ingoberge, fonde plus tard le monastère de Sainte-Croix à Poitiers.
Anecdotes
- Son mariage avec des femmes de basse extraction est souvent cité par les chroniqueurs comme un exemple de mépris des règles sociales franques.
- Grégoire de Tours le décrit comme un roi « faible et dissipé », en contraste avec ses frères plus rigoureux.
- Il reste l’un des rares rois mérovingiens officiellement excommuniés par l’Église.
Postérité
Caribert Ier est un roi mérovingien de second plan, mais son règne illustre les divisions internes de la dynastie après la mort de Clotaire Ier. Son excommunication marque un précédent dans les rapports entre la royauté franque et l’Église, annonçant le rôle grandissant du clergé comme arbitre moral et politique.