Roi de Bourgogne

Gontran (561–592)

Période : 561 → 592. Dynastie : Mérovingiens.

Récit historique

Histoire

Gontran

Roi de Bourgogne · fils de Clotaire Ier · 561 → 592 apr. J.-C.

Peuple / Dynastie
Francs · Mérovingiens
Titre
Roi de Bourgogne (et d’Orléans)
Période
561 → 592
Faits marquants
Partage du royaume franc · Roi pacificateur · Soutien de l’Église · Canonisé comme saint

Origine et partage de 561

Gontran naît vers 532, fils de Clotaire Ier et d’Ingonde. À la mort de son père en 561, le royaume franc est partagé entre ses quatre fils. Gontran reçoit le royaume de Bourgogne avec pour capitale Orléans, incluant Lyon, Chalon, Vienne, Genève et Marseille.

Un roi conciliateur

Contrairement à ses frères Sigebert Ier et Chilpéric Ier, souvent en guerre l’un contre l’autre, Gontran joue un rôle d’arbitre. Il tente de maintenir l’unité de la dynastie, intervenant régulièrement dans les conflits familiaux. Sa modération lui vaut le surnom de pater patriae (« père du peuple »).

Relations avec l’Église

Profondément pieux, Gontran favorise le clergé. Il soutient activement saint Germain de Paris et saint Avit de Micy. Il multiplie les donations aux églises, fonde des monastères, protège les évêques, et lutte contre l’arianisme en Provence.

Actions politiques et militaires

  • Contre les Lombards : Il organise la défense de la Provence et de la vallée du Rhône face aux incursions lombardes venues d’Italie.
  • Succession de Caribert Ier : À la mort de son frère en 567, Gontran hérite d’une partie de l’Aquitaine.
  • Traité d’Andelot (587) : Avec son neveu Childebert II, il conclut une alliance durable, garantissant la paix entre leurs royaumes.

Mort et héritage

Gontran meurt en 592 à Chalon-sur-Saône. Il n’a pas de fils survivant ; son royaume revient à son neveu Childebert II. Il est inhumé à Saint-Marcel de Chalon, où son tombeau devient un lieu de pèlerinage.

Anecdotes

  • Grégoire de Tours, témoin de son règne, en fait le portrait d’un roi pieux et juste, contraste avec ses frères plus violents.
  • Gontran est l’un des rares rois mérovingiens canonisés par l’Église : sa fête est célébrée le 28 mars.
  • On rapporte qu’il se repentit publiquement de ses fautes, demandant pardon à Dieu pour ses erreurs de jeunesse.

Postérité

Gontran reste dans l’histoire comme un roi chrétien modèle, protecteur de l’Église et pacificateur dans une époque troublée par les guerres civiles mérovingiennes. Sa canonisation en fait un saint de référence, vénéré en Bourgogne et dans toute la Gaule.