Patrimoine

La ferme Dizonanche à Sagnes-et-Goudoulet

Adresse, localisation et informations utiles pour La ferme Dizonanche.

Patrimoine

La ferme Dizonanche

Code postal
07203
Département
Ardèche
Siècle
2e moitié 15e siècle
Protection
La ferme Dizonanche en totalité et la parcelle sur laquelle elle se trouve comprenant le logis, le bâtiment de l'étable-fénil, le bâtiment nord-est, le tout situé au lieu-dit Dizonanche à Sagnes-et-Goudoulet sur la parcelle 42, figurant au cadastre section AB : inscription par arrêté du 23 mars 2018
Description

Description du monument

La ferme de Dizonanche correspond à une typologie particulière où le logis est clairement séparé du bâtiment utilitaire, cette typologie correspond à des bâtiments plus importants en volume, souvent des métairies propriétés des établissements monastiques, telle la ferme de la Besse. La grange se compose d'une fenière à l'origine couverte de lauzes et posée sur l'étable formant un plan au sol d'environ 30 m x 10 m. La toiture de lauze est aujourd'hui partiellement remplacée par une couverture de tôle. Le bâtiment n'est pas posé contre une pente, il forme un édifice nouveau, plus le niveau de la fenière pour une hauteur totale de 8.60 m. Le sol de l'étable est resté en terre battue et l'étable est parcourue au milieu de son couvrement par une poutre maîtresse monumentale ou chareyre, poutre renforcée par cinq piliers plantés à égales distances. Dans la partie nord de l'étable se trouve les traces d'un four à pain disparu. La charpente de la fenière est plus élaborée. Elle prend appui de part et d'autre sur des étais engravés dans l'épaisseur des murs gouttereaux sur lesquels reposent des arbalétriers renforcés par des contrefiches et des entraits dans la partie sommitale. Les versants conservent des marques de montage, une date portée de 1860 est également à signaler. Le logis voisin qui s'y trouve accolé s'élève sur trois niveaux, la façade sud se compose de deux travées. La première travée comprend la porte d'entrée d'entrée au rez-de-chaussée qui pouvait être protégée par une bretèche installée au deuxième étage. La travée nord est formée par trois fenêtres qui permettent un faible éclairage des pièces. Le rez-de-chaussée est occupé par la pièce de vie où se trouve la cheminée monumentale avec la date portée de 1642 sur son manteau et elle est couverte de grandes dalles de basalte au sol. A l'arrière de cette pièce,à droite de la cheminée on trouve la cave voûtée et un accès secondaire donnant au nord. Un escalier engainé donne accès au niveau supérieur qui est également accessible par un escalier en bois depuis la pièce principale. Au premier étage, le plan est identique à celui du rez-de-chaussée. Dans la pièce principale se trouve un fenestrou et l'accès à la bretèche. Accolé au logis, au nord se trouve un petit bâtiment qui était déjà représenté sur le cadastre napoléonien, mais de dimensions lus modestes. Sa surface a doublé et il semble à la lecture de certaines césures dans l'appareil qu'il ait été également rehaussé avec un niveau supplémentaire. Cet espace est fonctionnel et abrite matériel et réserve.
Histoire

Histoire du monument

Au début du XIXe siècle, Largentière qui devait s'équiper d'un hôpital et d'un palais de justice, se trouva confronté à des problèmes financiers. Le palais de justice-prison qui était initialement situé dans le château déménagea après de très nombreux épisodes dans le nouveau palais de justice de 1847. Cependant, il fut nécessaire de faire intervenir plusieurs acteurs dont l'architecte Louis-Pierre Baltard qui réalisa les premiers plans viables de ce bâtiment. Malheureusement, les enveloppes financières régulièrement insuffisantes ou sous-évaluées retardèrent les travaux et Baltard ne vit pas l'achèvement des travaux. L'ingénieur Weil, puis l'architecte Chevillet, achevèrent les travaux du palais de justice qui fut quelque peu modifié par rapport aux plans initiaux de Baltard. Le bâtiment fonctionna officiellement comme prison jusqu'en 1926, puis le palais de justice fermera ses portes en 2010.