Patrimoine

Ancien canal de Givors (également sur communes de Saint-Romain-en-Gier (Rhône) , Tartaras et Rive-de-Gier (Loire) ) à Givors

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Patrimoine

Ancien canal de Givors (également sur communes de Saint-Romain-en-Gier (Rhône) , Tartaras et Rive-de-Gier (Loire) )

Code postal
69091
Ville
Givors
Département
Rhône
Siècle
4e quart 18e siècle;1ère moitié 19e siècle
Protection
Vestiges de l'ancien canal et bâtiments suivants : Givors (Rhône) : Façades et toitures de l'ancienne maison du canal (cad. AK 128) ; pont au-dessus de l'ancienne écluse numéro 10, lieudit Les Biesses (cad. non cadastré, jouxtant au sud-ouest la parcelle B3 351) supportant la voie communale numéro 5 ; ancien pont-canal au-dessus du ruisseau le Godivert, lieudit Le Four à Chaux (cad. B4 373) ; Saint-Romain-en-Gier (Rhône) : Façades et toitures de l'ancienne maison éclusière numéro 13, lieudit Au Canal (cad. A 277) ; ancien pont-canal, au-dessus du ruisseau de la Combe d'Aillex, lieudit Au Canal (cad. non cadastré, situé à côté de l'ancienne maison éclusière cadastrée A 277) ; Tartaras (Loire) : Façades et toitures de l'ancienne maison éclusière numéro 19-20, lieudit Le Rocher Percé (cad. A 856) ; ancienne écluse numéro 19-20, y compris l'ancien bief numéro 19 subsistant en aval de l'écluse et le tunnel dit du Rocher Percé, lieudit Le Rocher Percé (cad. A 1332, 1339 à 1342, 1042) ; ancienne écluse numéro 21, y compris les murs du bassin d'attente en amont, lieudit La Valanière (cad. non cadastré, jouxtant la parcelle A 1143) ; Rive-de-Gier (Loire) : Façades et toitures de l'Hôtel de Ville (ancien hôtel de la Compagnie du Canal) et passage souterrain situé rue de l'Hôtel-de-Ville (cad. A 195) : inscription par arrêté du 24 juillet 1995
Histoire

Histoire du monument

Le puits du Pré du Gourd-Marin et le puits Combélibert sont des vestiges rares et particulièrement symboliques de l'exploitation houillère en France. Datant de 1855, le chevalement du puits Combélibert est le plus ancien. Inauguré dès 1780 dans le bassin houiller de la Loire, ce puits fut longtemps le plus important, il descendait à l'origine jusqu'à 80 m de profondeur. Son chevalement témoigne des progrès ensuite réalisés, avec l'abandon de la technique rudimentaire des petits puits, arrêtés lorsqu'ils étaient submergés, au profit de galeries en biais ou "fendues". L'augmentation de la production se fit en multipliant les machines à vapeur, qui permettaient l'approfondissement des puits, progrès dont le bâtiment de la machine en moellon, flanqué de son transformateur, et la cheminée de brique à base carrée sont un témoignage. Le regroupement des exploitants, à la faveur de la création de la Compagnie Générale de Mines de la Loire, en 1844, permit de réunir les indispensables capitaux. Ultime exemplaire de chevalement en bois, Combélibert, s'élève à 10 mètres de haut, il se dresse sur quatre piliers, sans poussard. En 1889, le puits servait encore à l'exhaure, il fut à nouveau exploité en 1893 jusqu'à 169 mètres de profondeur et abandonné en 1903. L'ensemble des installations minières, arrêté en 1953, est devenue une zone résidentielle pavillonnaire.