Culture

musée Schoelcher à Pointe-à-Pître

Adresse, localisation et informations utiles pour musée Schoelcher.

Histoire

Histoire du musée

En 1883, Victor Schoelcher est à Londres. Il y a déjà vécu 20 ans, quand il a été contraint de fuir la France à la suite de sa participation au soulèvement contre le coup d'Etat de Louis-Napoléon Bonaparte, le 2 décembre 1851. Il adresse une correspondance, en date du 30 septembre 1883, au Président du Conseil Général de la Guadeloupe, Guillot, pour, écrit-il, « offrir à la Guadeloupe une collection de sculptures que j'ai formée peu à peu depuis de longues années, elle consiste en bas-reliefs, statuettes, bustes, masques figurines, médaillons et médailles, en plâtre, marbre, porcelaine, faïence, terra cotta et cire. Cet assemblage d'objets d'art, sans être considérable, l'est assez pour former un petit musée... » et Schoelcher conclut, « Permettez-moi, Monsieur le Président, d'exprimer le voeu qu'il soit fait de cette collection une sorte de petit musée journellement ouvert... ». Les collections ont été dépuis augmentées de dépôts de l'Etat et d'acquisitions récentes. Schoelcher veut pour la Guadeloupe un musée qui soit un lieu d'accès à la culture par le biais de l'histoire de l'art. C'est le sens de sa donation. 1998, commémoration de cent cinquante ans de liberté, a offert l'opportunité de faire découvrir à nouveau la collection d'art dans une nouvelle présentation. Selon la volonté de Schoelcher, le musée redeviendra un musée d'art pour fournir aux jeunes de la Guadeloupe, public qu'il privilégie, une ouverture sur le monde. Le public de la Guadeloupe est privé du contact direct avec les oeuvres d'art des grands musées. Il n'a pas accès aux expositions de l'Hexagone dont parlent les médias. Il n'y a pas encore en Guadeloupe de musée qui conserve des oeuvres majeures. Le but pédagogique du musée Schoelcher, c'est de donner l'envie à ses utilisateurs d'aller voir un jour en vrai, ce qu'ils n'auront découvert que par le moulage et la reproduction. L'histoire de l'art, la sensibilisation aux oeuvres de pays et d'époque différentes, se fera par un large recours aux possibilités qu'offrent les multimedia et Internet. L'objectif du musée, c'est aussi d'aider les jeunes à se familiariser avec l'utilisation de matériels et de logiciels informatiques. Le projet du musée c'est de devenir, avec son atelier d'écriture et d'illustration de contes et son atelier d'art appliqué, un lieu de création plastique, un espace d'initiation aux métiers d'art. L'autre volet incontournable du projet du musée réside dans l'hommage que l'institution doit rendre à l'abolitionniste.
Intérêt

Intérêt de la visite

Le bâtiment de style néo-classique est un des rares exemples de construction ancienne de prestige de la fin du XIXe siècle encore conservé à Pointe-à-Pitre. De style néo-classique, il est construit en moellons de calcaire recouverts d'enduit peint. L'immeuble fait à peu près 9 m de côté sur 10 m de haut, de la corniche au sol. Il comportait, à sa création, un rez-de-chaussée et un étage, chacun rythmé par trois fenêtres percées sur les quatre côtés. La façade, au décor très soigné, est rythmée par des pilastres cannelés à chapiteaux rapportés, au 1er étage, et est agrémentée de moulures, de guirlandes et de candélabres en zinc qui rappellent l'architecture de certains pavillons des banlieues résidentielles de la région parisienne. Des plaques ornées de satyres assis au pied d'un candélabre et soufflant dans des flûtes de Pan encadrent les fenêtres du premier niveau. En 1983, le bâtiment fut entièrement rénové et restructuré. On y ajouta deux niveaux supplémentaires : un sous-sol et une salle d'exposition aménagée sous les combles en abaissant le plafond du premier étage originel.