Patrimoine

Mosquée et citerne de l'ancien village d'Antana Bé à Chirongui

Adresse, localisation et informations utiles pour Mosquée et citerne de l'ancien village d'Antana Bé.

Patrimoine

Mosquée et citerne de l'ancien village d'Antana Bé

Code postal
97606
Département
Mayotte
Région
Mayotte
Siècle
Fin du 19e siècle : 1ère moitié 19e siècle
Protection
La mosquée et sa citerne et l'ancien village d'Antana Bé y compris son terrain d'assiette, sis à Poroani, et comprenant l'ensemble des vestiges, tels que délimités en rouge sur le plan annexé à l'arrêté (cad. AB 1, 2, 162a) : inscription par arrêté du 21 octobre 2019
Histoire

Histoire du monument

Il existait au 17e siècle un domaine de Coubon dont la maison avait pour usage de surveiller le gué de la Loire sur la route du Puy à Aubenas. Il avait été acheté en 1624 par Jean-François le Maistre, enseigne au régiment de Champagne et ami du seigneur de Bouzols. Cette famille fit probablement reconstruire l'édifice au cours 18es pour en faire une maison de maître (date de 1731 sur la façade), accompagnée de dépendances et de jardins. En 1817, son descendant vendit cette propriété à Simon de Parron, receveur général des finances. Celui-ci fit probablement quelques aménagements dans le château et fit construire l'orangerie. Des difficultés financières l'obligèrent à revendre le domaine en 1850. Celui-ci fut acheté par Ernest Richond, notaire au Puy, qui le légua ensuite à sa fille Pauline à l'occasion de son mariage avec le comte Vincent de Causans, arrière grand-père du propriétaire actuel. En 1887, des travaux d'agrandissement et de transformation furent entrepris et confiés à Jean-Bélisaire Moreau, architecte installé à Moulins (architecte et inspecteur des travaux publics et des édifices diocésains), auteur avec son fils de nombreuses constructions ou agrandissement d'édifices publics et privés. Après quelques démolitions, la partie ancienne fut surélevée et agrandie d'une aile en retour sur la cour. Différentes transformations et ajouts (tourelle d'angle interne sur la cour, avant-corps sur la façade arrière, percement ou modification de baies, balcons) donnèrent à l'édifice un caractère éclectique néo-médiéval/ XVIIes dans le goût de l'époque. D'importants aménagements de confort et de décor intérieurs furent également réalisés (eau courante et chaude, chauffage, peintures, boiseries, cheminées). Le parc fut en même temps redessiné par Rouillard, architecte paysagiste à Ecully (69) selon un plan qui n'a pas été totalement réalisé.