Patrimoine

Mine d’argent à Montagnol

Adresse, localisation et informations utiles pour Mine d’argent.

Patrimoine

Mine d’argent

Code postal
12147
Département
Aveyron
Région
Occitanie
Protection
Sont classées au titre des monuments historiques le sol et le sous-sol de la mine d’argent de Cénomes, à l’exclusion des bâtiments en élévation, sis au lieu-dit Cénomes ouest, situés sur les parcelles n°62 d’une contenance de 19 a 72 ca et n°67 d’une contenance de 1 ha 00 a 16 ca figurant au cadastre section G de la commune de Montagnol. Arrêté du 24 février 2015 portant inscription au sol et du sous-sol de la mine d’argent de Cénomes à l’exclusion des bâtiments en élévation, sise à Montagnol. L’arrêté de classement du 11 décembre 2015 se substitue à l’arrêté d’inscription du 24 février 2015.
Description

Description du monument

Située en bordure sud du massif central, dans un zone riche en filons de cuivre argentifère, la mine de Cénomes a été exploitée par les Romains, vraisemblablement de 70 avant notre ère jusqu’en 30 après. Elle se trouvait en pays Ruténe mais ce sont les « societas des mines d’argent du pays ruténe » qui se chargèrent de l’extraction. L’abandon du site n’est pas lié à l’épuisement du filon mais à la mise en exploitation de nouveaux sites de production dans d’autres parties de l’empire romain. Dès le début du 12e siècle, les cisterciens de Sylvanèss exploitent de nouveau les mines de ce secteur. Ils deviennent alors les principaux producteurs d’argent du Midi de la France jusqu’au milieu du 13e s. En 1266, ils donnent une concession à trois associés originaires de Lodève pour exploiter la mine de Cénomes. En dépit des travaux réalisés, son exploitation semble avoir cesser assez rapidement. Au 18e et surtout au 19e s., une partie des galeries a été utilisée pour la production de fromage. Cette mine est un conservatoire des techniques de creusement : attaque au feu, aux outils métalliques et pour le 18e s. à la poudre. Son accès n’est possible que par une propriété privée (porte de cave) ce qui a protégé les galeries.
Histoire

Histoire du monument

Le château remonte au 14e siècle. De cette époque subsiste le donjon carré avec fenêtres à croisillons. L'aile qui lui fait suite a été remaniée aux 17e et 18e siècles. Un deuxième corps de bâtiment en équerre est rattaché au premier avec un escalier à vis du 15e siècle. Sainte Emilie de Rodat y passa son enfance, et y eut la révélation de sa vocation religieuse.