Patrimoine
Ancien hospice ou hôpital Saint-Louis à Bédarieux
Adresse, localisation et informations utiles pour Ancien hospice ou hôpital Saint-Louis.
Description
Description du monument
Les longs bâtiments rectangulaires de l'hospice, de six travées chacun sur deux niveaux plus combles, se répartissent symétriquement de part et d'autre de la chapelle centrale : à droite, au nord, l'aile des femmes avec un parloir, réfectoire des soeurs, cuisine, cellier, pharmacie et son laboratoire, salle de pansements, dépositoire (salle du Requiescant in Pace) avec accès direct à la chapelle pour l'office funèbre ; à l'étage, salle de la communauté, dortoirs des soeurs, des femmes infirmes et des femmes malades ainsi que le logement de l'infirmière ; à gauche, au sud, l'aile des hommes avec sacristie, salle d'école, bureau de l'administrateur, boulangerie, huche, buanderie ; à l'étage, logement pour les hommes malades et chambre de l'infirmier. Un cimetière est aménagé pour les donateurs derrière le choeur (supprimé en 1846).
Histoire
Histoire du monument
L'ancien arsenal des pompes à Dreux a été édifié de 1902 à 1903 par l'architecte DPLG (et inspecteur des Monuments Historiques) Eugène-Edouard Avard. Réalisé en maçonnerie recouverte d'un parement mêlant meulière, ciment et brique polychrome, il apparaît représentatif des bâtiments publics édifiés par E.-E. Avard, avec ici une richesse décorative mettant l'accent sur l'aspect monumental de l'édifice. Tout en respectant la tradition, l'architecte, avec une économie de moyens que la commande exigeait, a montré ici tant sa capacité d'adaptation au terrain et à la fonction que, semble-t-il, une manière relativement personnelle avec une prédilection pour la polychromie du décor ou des éléments tels les agrafes à la clé des arcs, les pointes de diamant, etc. Cet édifice inscrit dans la ville de Dreux rappelle en outre l'importance des travaux réalisés à la fin du 19e siècle et au début du siècle suivant dont E.-E. Avard a été un artisan important. Privé de son affectation initiale pour être transformé en marché couvert, il a été défiguré en 1961 par l'adjonction des deux ailes latérales qui en ont considérablement amoindri l'intérêt.