Patrimoine

Point d’appui allemand LGS082 à Toreilles

Adresse, localisation et informations utiles pour Point d’appui allemand LGS082.

Patrimoine

Point d’appui allemand LGS082

Code postal
66212
Région
Occitanie
Siècle
20e siècle
Protection
Le point d'appui allemand Lgs082, à savoir 14 constructions : 1 Ringstand Bf236, 4 Ringstand Bf58c, 5 Bf52a, 3 citernes, 1 casemate R612 (appelée communément blockhaus de Toreilles), en totalité, y compris son sol d'assiette, tel que délimité en rouge sur les plans annexés à l'arrêté, sis lieu-dit Camps de la Ribera (cad. AV 42, 43 et partiellement sur le Domaine maritime public) : inscription par arrêté du 10 décembre 2019
Description

Description du monument

Situé à Torreilles-Plage, à l'embouchure de l'Agly, entre la mer et les dunes, le site de défense installé par les Allemands correspond à deux parcelles longilignes AV 42 et 43, certaines des constructions se trouvant partiellement enfouies sur la plage. Ce site a fait l'objet d'une étude de Guilhem Castellvi, spécialiste de bunker archéologie, dans le cadre d'un Inventaire des fortifications allemandes de la seconde guerre mondiale dans les Pyrénées-Orientales (Conseil départemental 66 et SRA). Ce point d'appui est établi pour ralentir un débarquement ennemi : c'est un avant-poste de la ligne de fortification allemande, couverte par des batteries à Torreilles, Saint-Laurent-de-la-Salanque, Le Barcarès, Saint-Hippolyte. Le point d'appui codé Lgs082, comprend 14 constructions : 10 Bf : 1 Ringstand Bf236 pour tourelle de char, 4 Ringstande Bf58c pour mitrailleuse ou mortier, 1 Bf52a abri pour 6 hommes ou soute à munitions, 4 Bf52a abri pour 12 hommes, 3 citernes, 1 R612 casemate. Il pouvait accueillir 50 hommes. Les ouvrages sont dotés d'un camouflage d'incrustations de galets dans le béton frais pour la partie supérieure et les murs sont maçonnés. L'ouvrage le plus important est la casemate R612, qui est communément appelé le « blockhaus de Torreilles », il couvrait l'accès sud du point d'appui. Les Ringstande Bf58c assuraient la défense frontale et nord. Tandis que les abris à l'arrière permettaient la protection du personnel et le stockage des munitions. Le rapport de de Guilhem Castellvi indique que ce point d'appui est le seul subsistant sur le littoral des Pyrénées-Orientales à avoir conservé une casemate pour canon.