Patrimoine

Bâtiment de l'ancien tribunal du bailliage à Châtillon-sur-Marne

Adresse, localisation et informations utiles pour Bâtiment de l'ancien tribunal du bailliage.

Patrimoine

Bâtiment de l'ancien tribunal du bailliage

Adresse
Hôtel-de-Ville (rue de l') 4
Code postal
51136
Département
Marne
Région
Grand Est
Siècle
2e moitié 17e siècle
Protection
L'escalier 17e siècle et sa cage, ainsi que le palier et ses deux portes recto-verso, y compris leur décor, la cheminée de la grande pièce du premier étage et sa taque avec la pièce qui les reçoit, cette pièce comprenant également le revers de la porte palière de l'escalier (cad. AL 909) : inscription par arrêté du 6 décembre 2012
Histoire

Histoire du monument

Ensemble d'aménagements hydrauliques constituant un témoignage exceptionnel de l'histoire des techniques d'alimentation en eau, et plus spécifiquement de l'approvisionnement en eau à Paris depuis le Moyen-Age. Avec les eaux de Pré-Saint-Gervais, les eaux de Belleville forment ce que l'ingénieur Belgrand appela au 19e siècle les "sources du nord". Les eaux de Belleville drainent le versant sud du plateau depuis le Moyen-Age. Elles sont constituées de plusieurs réseaux, dont les plus anciens furent créés à l'initiative des abbayes (eaux de Saint-Martin des Champs, eaux de Saint-Antoine des Champs et de la Roquette). On compte aussi les eaux de l'hôtel Saint-Pol, puis des Célestins réutilisées au 17e siècle à l'usage de l'hôpital Saint-Louis. L'aqueduc de Belleville est sans conteste le réseau le plus important et le plus intéressant des eaux de Belleville. Il s'agit de la première adduction construite par la ville à l'usage de ses habitants, au 13e ou 14e siècle. De très belle facture, la galerie, longue de 750 mètres, permet la circulation aisée de deux personnes de front. Les nombreux regards souterrains qui jalonnent le parcours permettaient la décantation ou répartition des eaux provenant des pierrées qui drainaient les pentes. La continuité hydraulique est toujours assurée sur une grande partie du parcours. Les réseaux de Saint-Martin des Champs, de Saint-Antoine des Champs, de la Roquette et de Saint-Louis furent raccordés à l'aqueduc de Belleville au 18e siècle, formant ensemble les "eaux de la ville", gérées par la ville, à l'usage des parisiens.