Culture
maison de l'armateur à Le Havre
Adresse, localisation et informations utiles pour maison de l'armateur.
Histoire
Histoire du musée
Les collections gérées par les Musées d’Art et d’Histoire du Havre sont riches et diversifiées. Leurs natures et leurs provenances sont multiples. Elles trouvent leurs origines dans les ensembles constitués pour le premier musée du Havre, fondé en 1843 et ouvert en 1845. Ces fonds polyvalents : peintures, sculptures, moulages, estampes et dessins, objets d’art, collections archéologiques, ethnographiques et histoire naturelle composent une entité administrative unique. Originellement rassemblée au sein du musée, la collection, régulièrement enrichie, est progressivement redistribuée dans des lieux distincts. Les collections d’histoire naturelle sont transférées en 1876-1881 dans l’ancien Palais de Justice et la bibliothèque s’installe en 1904 dans l’ancien lycée de garçons. Une distinction entre les collections « Beaux-Arts » et les autres fonds s’opère progressivement.
En 1926 un musée d’histoire et d’archéologie ouvre dans les deux salles de l’abbaye de Graville et la création d’un musée historique est envisagée dès 1929. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les collections sont mises à l’abri dans les locaux de l’abbaye. Le musée originel disparaît dans les bombardements de septembre 1944.
Après-guerre, une réorganisation des collections s’opère. Le musée du Prieuré de Graville ré-ouvre en 1953, le musée de l’Ancien Havre, nouvelle structure installée dans l’ancien Hôtel Dubocage de Bléville, est inauguré en 1949/1950 et la construction d’un nouveau musée, symboliquement rebaptisé Malraux, s’achève en 1961.
En 1985 les musées du Havre sont séparés en deux entités distinctes, le musée Malraux d’une part, en charge de la gestion des collections beaux-arts, et les Musées Historiques d’autre part : musée de l’Ancien Havre, Maison de l’Armateur et musée du Prieuré de Graville, qui partagent une même vocation identitaire et assument la gestion des fonds ethnologiques, historiques, archéologiques et d’une partie des objets d’art. Restructurés à partir de 2005, les Musées historiques se métamorphosent les uns après les autres.
En 2006 la Maison de l’Armateur ouvre ses portes comme Musée de France selon un nouveau projet original de maison -musée.
Les collections présentées dans la Maison de l’Armateur évoquent les codes sociaux et esthétiques d’une période comprise entre 1750 et 1850, s’inspirant du mode de vie d’armateurs, en particulier de Martin Pierre Föache (1728 - 1816) et soulignent aussi l’évolution urbanistique de la ville du Havre et ses activités économiques.
Le musée a gardé son caractère de maison et le projet muséographique a déterminé par niveau des thématiques différenciées, la ville et le négoce, les appartements, la sociabilité, la marine, les petites pièces de chaque niveau (cuisine, salle à manger, salon de musique, cabinet des maquettes, salle des cartes et plans…) ont reçu des collections en rapport avec l’usage de la pièce.
Au 2e et au 5e niveaux, deux espaces décloisonnés, destinés aux présentations muséographiques, complètent ce dispositif. Le premier accueille des collections d’estampes, dessins et huiles sur toile évoquant l’évolution urbanistique du Havre, le second présente des objets de marine, des estampes et des huiles sur toile, illustrant les aménagements du port et de la navigation.
Intérêt
Intérêt de la visite
La Maison de l’Armateur, située dans le cœur historique de la ville du Havre, est construite vers 1790 par Paul Michel Thibault, architecte des fortifications et fontainier du Havre. Son architecture originale organise, sur cinq niveaux, vingt petites pièces rayonnant autour d’un puits de lumière central. En 1800, elle est achetée par l’armateur Martin Pierre Foäche qui confie l’achèvement de son décor à Pierre-Adrien Pâris, dessinateur des menus plaisirs du roi. En septembre 1944 la maison subit des dommages importants, elle perd une partie de sa toiture et son mur pignon. Fortement étayée et mise hors d’eau au lendemain de la guerre, elle est rachetée par la ville du Havre en 1950. Destinée à devenir un musée, elle fait l’objet d’une importante restauration, par campagnes, à partir de 1975.