Monument Aux Morts - Valence

Monument Monument aux morts

Adresse : parc Jouvet

Ville : Valence

Auteur(s) : Joulie Henri (architecte), Dintrat Gaston (sculpteur)

Coordonnées GPS : 44.9305771916, 4.8860481001

Histoire Monument aux morts : Construit en 1918 pour abriter les troupes coloniales, le camp du Vernet se transforma en camp de prisonniers allemands et austro-hongrois. Le camp de concentration et d'internement du Vernet est un témoin de l'internement de réfugiés espagnols après la guerre civile espagnole, puis de prisonniers internés pour des raisons politiques, ethniques ou religieuses au cours de la seconde guerre mondiale. Il fut également important comme foyer de la Résistance et comme lieu de départ de convois pour la déportation.

Date : 1ère moitié 20e siècle

Protection : Le monument aux morts, composé de trois éléments, ainsi que les deux stèles commémorant les déportés et les soldats tués lors de la Seconde Guerre mondiale, situé Parc Jouvet (cad. non cadastré) : inscription par arrêté du 13 mars 2019

Gaston Dintrat est installé à La Roche-de-Glun et à Valence, il rayonne à partir de ces lieux. Le monument de Valence (inauguré en 1929) est le seul où il est associé à un architecte d'envergure, Henri Joulie, Prix de Rome et architecte en chef des monuments historiques de la Drôme et de l'Ardèche à partir de 1920. Je vous montre deux de ses réalisations, une maison située 72 rue Victor-Hugo à Valence et la chapellerie Mossant à Bourg-de-Péage, inscrite en 2004. Ce monument se distingue car il s'inscrit dans une composition paysagère, au sein d'un parc labellisé jardin remarquable et il est composé de trois éléments : une double colonne surmontée d'une Victoire, une stèle avec le nom des soldats et le poilu figuré en gisant placé sous un édicule. Un dessin de l'architecte, provenant du fonds familial, ainsi qu'une photographie de la maquette, permettent de mieux comprendre la dimension paysagère et les aménagements voulus par l'architecte, occultés aujourd'hui par d'autres plantations et mobiliers divers. Dès l'origine, les deux vocations du parc, lieu mémoriel et lieu de loisirs, ont été mises en confrontation et parfois jugées difficilement compatibles. La Victoire est un repère dans le paysage urbain valentinois ; les armes de la commune sont figurées sur le soubassement. Outre les noms des soldats, la large stèle porte deux profils de poilu en médaille, l'un jeune, l'autre âgé, dus à Dintrat, comme toutes les parties sculptées du monument. Une structure invitant au recueillement est placée autour du gisant du poilu, lui-même abrité sous des dalles portées par des piliers. Le soldat est figuré grandeur nature ; malgré une grande stylisation des volumes, son équipement est bien reconnaissable, en particulier la sacoche qui sert d'appui à sa tête. Des feuilles de chêne et de laurier stylisées, d'esprit Art déco, ornent sobrement la structure qui abrite le gisant, figuration qui place l'oeuvre de Dintrat dans la généalogie des gisants depuis le Moyen-Age. Souvent les monuments sont dénaturés par des plaques apposées de manière anarchiques sur le monument de la Première Guerre mondiale. Ici, en revanche, deux autres stèles ont été réalisées dans le même esprit que celle de 1914-1918 : celle consacrée aux « déportés internés et aux victimes de la barbarie nazie » ornée d'un médaillon en bronze signé du sculpteur R.[aymond] Delamarre, et celle dédiée aux soldats de la Seconde Guerre mondiale.

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A voir à savoir dans la ville de : Valence

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